A peine le front social est en train de s’apaiser sur le campus universitaire de Lomé à la faveur de l’accord du 13 janvier 2012 qu’un autre s’ouvre. Mouvement d’humeur ce matin, au campus de Lomé. Les étudiants de l’Ecole nationale de formation sociale (ENFS), située dans l’enceinte de l’université de Lomé boycottent les cours depuis le début de cette semaine. Par ce mouvement, ils expriment leur ras-le-bol sur leurs conditions de vie et de travail.
« Nous n’avons pas d’aides ni de bourse vu les conditions ardues dans lesquelles nous étudions ici et parfois nous n’avons pas droit de parler », poursuit notre interlocuteur en colère.
Décidés à se faire entendre des autorités, les étudiants de l’ENFS affirment que si un accord n’intervient pas avant mercredi prochain, début des évaluations, ils ne vont pas composer, ni partir en stage.
Commencé lundi dernier, les étudiants ont repris les cours le lendemain après que la ministre des affaires sociale, ministre de tutelle de l’Ecole, a dépêché son attaché de presse pour venir les écouter.
Mais pour les étudiants, les autorités sont en train de jouer sur le temps et exigent des actions concrètes.
Les étudiants réclament entre autres un cadre approprié pour les cours en cas de crise, une salle informatique dotée d’un réseau wifi, un bus de transport pour les étudiants de l’école, prime de stage et de logement, la levée de sanction et annulation de la note de discipline.
Un mouvement similaire a eu lieu lundi à l’Ecole normale des instituteurs d’Atakpamé.
L’Ecole nationale de formation sociale (ENFS) est créée en 1963. Elle forme en trois ans au métier d’assistant sociaux. Elle a un effectif d’environ 310 étudiants repartis en deux cycles.
( www.mo5-togo.com )
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