Hier 04 novembre 2008, le monde entier a eu les yeux rivés sur l'Amérique, et nombreux étions-nous à avoir retenu le souffle. Aujourd'hui, un peu partout sur les cinq continents, les peuples du monde croient avoir rêvé à l'annonce de la victoire définitive du candidat démocrate et se prennent à rêver d'un monde meilleur. Dans tous les cas, cet évènement majeur de notre siècle gardera longtemps une portée politique et symbolique immense.
Le MO5 qui a suivi avec grand intérêt, la formidable campagne électorale américaine, se réjouit de cette éclatante victoire historique qui soulève l'enthousiasme et génère l'espoir auprès des millions d'hommes et de femmes sur la planète.
Le MO5 félicite très chaleureusement le président Barack Obama et lui souhaite encore bien d'autres accomplissements à l'avenir, pour lui et pour l'ensemble de son équipe. Le Président Obama sait plus que quiconque ce qu'est notre monde et ce qu'il devrait être, comme il l'a si bien souvent dit, et nous partageons pleinement son optimisme sur les changements urgents à opérer dans les relations internationales et plus particulièrement, en ce qui nous concerne, nous autres Africains, sa philosophie de la main secourable aux pays du Sud, ces oubliés de la mondialisation, pour reprendre, encore une fois, ces mots qu'il a prononcés cet été à Berlin.
Le monde attend sans doute beaucoup d'Obama, et l'Afrique encore beaucoup plus dans l'urgente lutte pour la réduction de la pauvreté, des pandémies et des conflits armés qui ravagent notre continent et enlèvent aux populations les chances d'une vie décente et humainement digne.
Pour le MO5, nous le savons bien, ce n'est pas tant l'aide matérielle et financière qui assurerait le décollage du continent africain. L'urgence à laquelle nous en appelons est une nouvelle norme dans les relations internationales, ce nouvel ordre, cette conception fondamentalement plus juste des rapports entre le Nord et le Sud qui encourage l'effort de développement de nos pays et rétribue à un prix juste les modestes produits et ressources naturelles de nos pays.
Et en plus, le terreau politique sur lequel foisonnent en Afrique la corruption, l'autocratie liberticide et allergique au progrès et au bien commun et tous les travers mal gouvernementaux, restent cette autre dimension de la donne, avec lesquelles les Africains doivent rompre, absolument. Au demeurant, les multiples luttes d'émancipation étouffées et les élans populaires brisés au cours des dernières décennies sur le continent témoignent d'un dramatique manque d'ambition des régimes en place et de leur totale irresponsabilité vis-à-vis des générations présentes et futures.
À l'heure où encore rien ne porte à penser qu'il existe un sursaut d'orgueil dans les allées des régimes décriés du continent, nous sommes convaincus que les choses ne bougeront guère d'elles-mêmes. À moins d'un effet de contrainte insufflé de l'extérieur. C'est pourquoi, nous pensons que la nouvelle administration qui prendra bientôt place à Washington devra accentuer la pression sur nos gouvernants corrompus afin que la roue de l'histoire se mette lentement à tourner pour nos peuples aussi.
Pour avoir suivi avec assiduité, et beaucoup écouté le nouveau locataire de la Maison Blanche, nous sommes persuadés qu'il connaît bien autant les racines que les remèdes du mal africain.
Petites nations écarlates se remettront peu à peu d'aplomb, sur les prescriptions suivantes: Démocratie, Alternance, Bonne gouvernance, Discipline budgétaire, Travail et Mérite. Elles ne demandent qu'à y être aidées.
Que Dieu protège Obama et qu'il bénisse l'Afrique!
Allemagne, 5 novembre 2008
Pour le MO5,
Agbélenko Tino Doglo
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