Le 23 juillet 1992, M. Tavio Amorin, un dirigeant de l'opposition togolaise était grièvement blessé par balles en plein centre de Lomé. Évacué sur Paris deux jours plus tard, il y mourut le 29 juillet, à l'âge de 34 ans, laissant une femme et un enfant d'un an à peine.
Tavio Amorin avait fait ses études d'ingénieur en France, où il s'était réfugié dans les années 80. Dès les premiers signes de changement politique au Togo, en 1991, il avait choisi de regagner son pays pour participer au processus de transition destiné à restaurer la démocratie et les libertés.
Dirigeant du Parti socialiste panafricain, membre de la Conférence nationale, Tavio Amorin avait été porté à la présidence de la Commission des affaires politiques des droits de l'homme et des libertés du Haut Conseil de la République.
Tavio Amorin croyait fermement en la possibilité d'instaurer au Togo un État de droit où la dignité de tous les citoyens serait respectée. Dans sa nouvelle fonction, il se battait pour que la lumière soit faite sur les violations commises par les forces de sécurité togolaises sous le régime du président Eyadéma. Tavio ne perdit jamais l'occasion de dénoncer publiquement les abus et les exactions du régime. "Le sang a suffisamment coulé par la volonté d'un seul homme. Je crois que ça suffit", confiait-il lors d'une interview, "Nous nous battrons pour que la mémoire des victimes de la lutte pour la démocratie soit respectée" . Les balles de son assassin, ce jeudi 23 juillet 1992, mirent fin à ses efforts pour rétablir la vérité et la justice au Togo.
À Paris, le gouvernement français avait alors déploré la mort de Tavio Amorin, condamné l'agression et affirmé vouloir que les auteurs de l'attentat soient découverts et traduits en justice. Aujourd'hui, 11 ans plus tard, nul n'a été arrêté, et la famille de Tavio Amorin attend toujours que justice lui soit rendue. Or, le gouvernement du Premier ministre de l'époque, M. Joseph Koffigoh, avait laissé entendre que les cartes d'identité de deux policiers contenues dans la sac retrouvé non loin du lieu de la fusillade semblaient indiquer que les forces de sécurité étaient impliquées dans cette affaire. À la connaissance d'Amnesty International une plainte aurait été déposée auprès des tribunaux togolais, mais le dossier aurait été clôturé à la suite de la loi d'amnistie de décembre 1994. Amorin est un cas parmi d'autres. La liste continue de s'allonger. Si nous avons la chance de ne pas vivre le même sort que lui, il est de notre devoir de veiller à la mémoire de ceux qui sont morts. Nous avons pour devoir de nous emparer de leur arme pour continuer la bataille. Nous pensons à Vincent Tokofaï, à Félix Akakpo, à Bertin Foly, au colonel Tépé, à Bè, à Agbandi, à Soudou, etc...
Le Togo a besoin d'en finir avec la terreur, l'horreur et de renouer avec un bonheur partagé entre ses fils.
1992 - 2002 : Il y a déjà 10 ans. Au programme de la célébration du 10è anniversaire, un dépot de gerbe et une marche pacifique en l'honneur de Tavio. Soyons nombreux ! Notre cause est juste, nous vaincrons. Pour les dix ans, un premier hommage à Tavio émane du MO5. Le deuxième hommage vient de Monseigneur Dovi Ndanou.
CHANGEZ DE DISQUE... IL EST RAYE CELUI-LA ! CHANGEZ DE DISQUE ...
LE BULLETIN UNIQUE OU LA MORT, NOUS VAINCRONS !
Tavio Amorin avait fait ses études d'ingénieur en France, où il s'était réfugié dans les années 80. Dès les premiers signes de changement politique au Togo, en 1991, il avait choisi de regagner son pays pour participer au processus de transition destiné à restaurer la démocratie et les libertés.
Dirigeant du Parti socialiste panafricain, membre de la Conférence nationale, Tavio Amorin avait été porté à la présidence de la Commission des affaires politiques des droits de l'homme et des libertés du Haut Conseil de la République.
Tavio Amorin croyait fermement en la possibilité d'instaurer au Togo un État de droit où la dignité de tous les citoyens serait respectée. Dans sa nouvelle fonction, il se battait pour que la lumière soit faite sur les violations commises par les forces de sécurité togolaises sous le régime du président Eyadéma. Tavio ne perdit jamais l'occasion de dénoncer publiquement les abus et les exactions du régime. "Le sang a suffisamment coulé par la volonté d'un seul homme. Je crois que ça suffit", confiait-il lors d'une interview, "Nous nous battrons pour que la mémoire des victimes de la lutte pour la démocratie soit respectée" . Les balles de son assassin, ce jeudi 23 juillet 1992, mirent fin à ses efforts pour rétablir la vérité et la justice au Togo.
À Paris, le gouvernement français avait alors déploré la mort de Tavio Amorin, condamné l'agression et affirmé vouloir que les auteurs de l'attentat soient découverts et traduits en justice. Aujourd'hui, 11 ans plus tard, nul n'a été arrêté, et la famille de Tavio Amorin attend toujours que justice lui soit rendue. Or, le gouvernement du Premier ministre de l'époque, M. Joseph Koffigoh, avait laissé entendre que les cartes d'identité de deux policiers contenues dans la sac retrouvé non loin du lieu de la fusillade semblaient indiquer que les forces de sécurité étaient impliquées dans cette affaire. À la connaissance d'Amnesty International une plainte aurait été déposée auprès des tribunaux togolais, mais le dossier aurait été clôturé à la suite de la loi d'amnistie de décembre 1994. Amorin est un cas parmi d'autres. La liste continue de s'allonger. Si nous avons la chance de ne pas vivre le même sort que lui, il est de notre devoir de veiller à la mémoire de ceux qui sont morts. Nous avons pour devoir de nous emparer de leur arme pour continuer la bataille. Nous pensons à Vincent Tokofaï, à Félix Akakpo, à Bertin Foly, au colonel Tépé, à Bè, à Agbandi, à Soudou, etc...
Le Togo a besoin d'en finir avec la terreur, l'horreur et de renouer avec un bonheur partagé entre ses fils.
1992 - 2002 : Il y a déjà 10 ans. Au programme de la célébration du 10è anniversaire, un dépot de gerbe et une marche pacifique en l'honneur de Tavio. Soyons nombreux ! Notre cause est juste, nous vaincrons. Pour les dix ans, un premier hommage à Tavio émane du MO5. Le deuxième hommage vient de Monseigneur Dovi Ndanou.
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Commentaires
C’est pourquoi, nous demandons des comptes en tant que citoyens et contribuables européens, aux élus du Peuple Souverain d’Europe ! Nous lançons un autre appel en direction des partis progressistes notamment le P.S. (parti socialiste) français. En effet, comme le 6 février 1956 où à Alger, le Président du Conseil, Guy MOLLET de la SFIO fût vilipendé par le Peuple meurtri et trahi lors de cette épouvantable guerre, aujourd’hui le parti de Martine AUBRY doit se ressaisir et prendre ses responsabilités vis-à-vis du Peuple qui l’a élu dans la majorité des régions de France. Elle doit sortir de ce mauvais rôle qu’elle joue depuis bientôt 60 ans, celui de ce « socialisme trahi ».
La diaspora africaine, ses enfants nés en France ayant participés aux dernières élections régionales restent très attentifs à la situation de leurs pays d’origines et de la politique de l’état français.
Il est pertinent de faire un rapprochement lors de ces dernières élections où l’abstention de villes entières, certaines à plus de 70% peuplées de ses représentants ! Aucun parti de gauche ne s’est engagé lors de la guerre d’Algérie !
Aujourd’hui, ce que certains partis et organisations progressistes font, à juste titre, pour le Peuple Frère de Palestine, en résistance, ils peuvent aussi marcher au côté du Peuple du Togo en lutte pacifique pour sa
LIBERTE ! TOUS A LOME, MAINTENANT ! Citer
(gouverneurs) Citer
Il disait: \"Ils ont la force. Ils pourront nous asservir. Mais l\'on ne tient les mouvements sociaux ni par la force, ni par le crime. L\'Histoire est a nous. Et ce sont les peuples qui la font.\"
Que son sacrifice ne soit jamais oublie, mais plutot que ca soit le stimulant de notre determination. Citer
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