Depuis le 4 mars 2010, le Togo a rendez-vous avec l’histoire. Les Togolais, dans leur quête de démocratie, de liberté et justice sociale, ont douloureusement traversé depuis ces 50 dernières années et au prix de grands sacrifices, des obstacles faits de sang et de larmes.
Par le passé, on a attribué les horreurs, les bavures, les crimes imprescriptibles contre l’humanité, les violations des droits de l’homme de toute sorte, la dilapidation de l’économie , les violations culturelles et les répressions politiques de toute nature contre le peuple togolais, à un seul homme Gnassingbé Éyadéma qui proclamait que les forces de sécurité(Forces armées, gendarmerie, police, douaniers) étiez à ses services. Rien de tous ces crimes et monstruosités n’ont été oubliés, ils demeurent vivaces dans les consciences et les mémoires de tous les Togolais.
Le pardon ne pourrait être envisagé que quand les criminels reconnaissent leurs crimes. Mais la persistance et l’entêtement dans le crime ne sauraient être pardonnés.
Depuis février 2005, celui qui s’estimait être le chef suprême des forces de sécurité togolaise est mort. Cette mort devrait symboliser la libération des forces de sécurité des mains d’un seul homme. Pour ne pas dire d’une seule famille.
Or, les forces de sécurité par sa définition sont une émanation républicaine et donc devraient être au service de la nation togolaise en ce qui concerne la sécurité intérieure, la défense de l’intégrité du territoire, la protection du citoyen et de ses biens.
Au contraire, nous constatons que la quasi totalité des atteintes portées aux principes élémentaires de démocratie et aux droits humains au Togo, émane de nos forces de sécurité. Elles ont pris le territoire togolais comme un champ de bataille et les Togolais comme des ennemis. Si bien qu’aujourd’hui nombreux sont les togolais qui s’interrogent sur le véritable rôle de nos forces de sécurité parce qu’elles se sont rangées du côté de l’oppresseur du peuple togolais et se fait la garante du pouvoir à vie du clan GNASSINGBE avec la succession de père en fils.
Qui plus est, les Togolais constatent que les forces de sécurité agissent comme ils ne sont membres d’aucune famille togolaise, d’aucun village et d’aucune ville Togo. Pire encore, ils agissent comme s’ils n’étaient pas des Togolais et que l’alternance et la démocratie ne les concernent pas. À les voir, on dirait des gens dressés, assoiffés de sang, près à bondir et à dévorer vivant leurs frères, sœurs, amis, leur père, mère, grand-père, et grand-mère. C’est ce qu’ils font souvent avec une tristesse étonnante.
Les Togolais ne se reconnaissent plus dans leurs forces de sécurité dont ils financent l’existence. Aujourd’hui, il y a une rupture profonde et un manque de confiance irrémédiable entre le peuple togolais et ses forces de sécurité.
Il est temps que les forces de sécurité sortent de leurs statuts d’animosité pour rejoindre le peuple dans la conquête de sa victoire du 04 mars 2010 pour l’instauration d’un état de droit et de démocratie pour tous.
Manger, boire, danser et chanter tout au long de la journée dans les casernes n’est pas un idéal à poursuivre.
Que ce soit clair, le jour où le peuple togolais se libérera par lui-même et par ses propres moyens, des propos tels que :
-nous étions sous ordre et intimidés, nous n’avions pas d’armes et ceux qui en disposent une, elle manquait de gâchette.
- Nous n’avions pas de munition, nous étions espionnés dans les casernes.
-Si nous allons rejoindre les rangs des manifestations qui s’occuperont de nos enfants?
Si on nous licencie, qui nous paiera nos salaires?
Tous ces raisonnements seront inutiles, car un vrai militaire ne peut se cacher derrière ces arguties.
C’est pourquoi nous invitons nos vaillants militaires à rejoindre le peuple togolais dans sa volonté de changement. Il en va de l’intérêt des militaires eux-mêmes et de leurs progénitures. Vos conditions de vie et de travail s’en trouveront nettement améliorées dans un État de droit et de démocratie. Vous retrouverez la fierté, la dignité et les honneurs des soldats d’une armée républicaine. L’armée doit devenir garante de la démocratie, de la bonne gouvernance et de la loi fondamentale de la république.
Le peuple togolais vous lance un ultime appel pour venir adhérer les rangs de la liberté et qu’ensemble nous puissions libérer et bâtir notre cher pays, le Togo.
Vaincrons ou mourons, mais dans la dignité, la patrie ou la mort, ensemble nous vaincrons.
Nadjombé Koffi Antoine
Che Alphonse Laté Lawson- Héllu.
Canada
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Commentaires
Nadjombe et Lawson, si vous ne vous decidez pas alors cesser de de nous envoyer ces discours…Cela fait 20 ans que nous luttons et plus de temps pour attendre, c'est le moment ou jamais… Citer
Tout se situe à l'OTP et le wharf qui sert de pont pour le transfert du phosphate dans les bateaux, détruisons ça puisqu'il OTP n'appartient pas aux togolais, mais à la France et le clan Gnassingbé.*
Une fois la france n'aura plus d'intérêt le Togo sera libéré.
Ablodé gbadja Citer
La lutte continue jusqu´à la victoire finale.FAURE PRESIDENT ILLÉGALE ET Notre vrai president élu democratiquement est Mr Jean Pierre Fabre.JPF est élu par le peuple democrate.La lutte continue jusqu´à ce que FAURE DÉMISSIONNE DU POUVOIR!! Citer
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