L’élection présidentielle et législative s’est déroulée lundi dernier dans un climat d’insuffisance préparatoire et de violence extrême : plusieurs morts dans des affrontements. Des observateurs avisés l’ont prédit et on demandé son report, en vain. A l’instar de Kinshasa la capitale, plusieurs régions du Congo ont connu de graves incidents électoraux. Les résultats définitifs de la présidentielle sont attendus pour le 17 décembre prochain, et le 13 janvier 2012 pour les législatives. Les résultats partiels qui avantagent le président sortant, Joseph Kabila, sont catégoriquement contestés par l’opposition.
Avant les élections, l’Église catholique du Congo (RDC) qui avait annoncé, par la voix de Monseigneur Fridolin Ambongo Besungu, qu’elle donnerait avec l’aide du Centre Jimmy Carter les grandes tendances des résultats, a fait une volte-face ce dimanche. En effet, l’Eglise catholique de la RDC déclare qu’elle ne donnera pas les résultats compilés. Parjure ? Puisque le même prélat affirmait que « c’était la mission de l’Eglise de dire la vérité sur le décompte des bulletins de vote qu’elle centralisait ». Suite à la volte-face de l’Eglise, le camp Tshisekedi parle de « manque de courage de l’Eglise ». Le ton monte.
( www.mo5-togo.com )
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Commentaires
Dans la perspective d'une annonce - de plus en plus probable - de la victoire de Joseph Kabila à la présidentielle en RDC, les autorités ont sorti le grand jeu en terme de sécurité. Leur pire cauchemar ? Une marche des tshisekedistes sur le Palais de la nation.
Depuis l’élection du 28 novembre en RDC, dont les résultats sont attendus dans l'anxiété par les Congolais, le président Joseph Kabila, qui a coupé tout contact téléphonique avec ses pairs, sait que, s’il est proclamé vainqueur, les Kinois qui ont voté Tshisekedi risquent de descendre dans la rue. Ses services de sécurité ont donc élaboré sept scénarios de crise. Le plus dangereux pour lui : une marche des tshisekedistes sur le Palais de la nation. Pour y faire face, le chef de l’État sortant a déployé une ceinture de fer autour de la présidence : quatre mille hommes – pour la plupart katangais – de la garde républicaine, des chars lourds T-80 (achetés à l’Ukraine) et des canons bitubes montés sur véhicules rapides.
Dans Jeune Afrique Citer
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