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Madagascar : Retour empêché de l’ex-président Ravalomanana risque d'aggraver la crise

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marc_ravalomananaLe vol SA 8252 qui devait ramener l’ex-président malgache, Marc Ravalomanana, sur sa terre natale hier samedi 21 janvier 2012 a été contraint de faire demi tour, après plus de deux-tiers de son trajet, par la présidence malgache. L’ex-président était en exil en Afrique du Sud depuis son éviction du pouvoir par un coup d’Etat mené par l’actuel président Andry Rajoelina en mars 2009.

Au micro de nos confrères de RFI, le Premier ministre du gouvernement de transition, Jean Omer Beriziky, assure qu’il n’était pas au parfum de la décision de fermer les pistes au trafic aérien, peu avant l’arrivée de l’avion qui ramenait Marc Ravalomanana : «  Je n’ai pas été informé en tout cas de ces fermetures d’aéroports (…) Je peux vous assurer que le gouvernement, à aucun moment, n’avait donné l’ordre de fermer les aéroports à Madagascar. Le retour de l’ex-président était possible. Cependant, j’aurais souhaité que le retour de Marc Ravalomanana se fasse dans d’autres conditions ». Faute d’autorisation pour son atterrissage, l’avion a dû retourner en Afrique du Sud.

La présidence malgache revendique la décision et l’explique à nos confrères du Monde: « Les hauts responsables de Airlink ont été préalablement informés, par lettres officielles et à deux reprises, par les autorités malgaches que ces dernières sont déterminées à exécuter le mandat d'arrêt décerné à l'encontre de l'un des passagers, en l'occurrence M. Marc Ravalomanana, et que cette opération pourrait ainsi mettre en danger tant leur aéronef que les passagers », a indiqué en effet la présidence malgache qui précise en outre que « l’objectif des autorités était de faire atterrir l’avion à Morondava, dans l’ouest du pays, et d’y arrêter Marc Ravalomanana ».

Pour rappel, l’ex-président malgache Ravalomanana a été condamné aux travaux forcés à perpétuité après une fusillade de la garde présidentielle dans laquelle on déplorait une trentaine de morts. Mais les discussions politiques, pour résoudre la crise née du coup d’Etat de 2009, ont engendré une « feuille de route » qui prévoit le « retour sans conditions » des exilés.

La lecture de l’actuelle présidence qui semble exclure Marc Ravalomanana amène ce dernier à affirmer hier que « le gouvernement ne respectait pas la feuille de route ». Des milliers de partisans et sympathisants de l’ex-président qui s’étaient rassemblés autour de  l’aéroport d’Antananarivo ont exprimé leur colère à l’annonce du refus d’atterrissage de l’avion. Déjà, les partisans de l’ancien président Ravalomanana ont fait savoir qu’ils suspendent leur participation aux institutions de la transition : une autre paire de manches pour la crise.

( www.mo5-togo.com )

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Photo: Le Monde.

 

Commentaires  

 
+1 #2 Dagbevi 2012-01-23 15:25 Ce DJ-maire-putshiste n'est maitre que des tourne-disques. Lorsqu'il comprendra que la chose la mieux partagee par les peuples est leur nature versatile, il lui sera trop tard. Qu'il fasse de la transition son lit dore…Le meme peuple qu'il a su manipuler pour reussir son coup d'etat avec le soutien de qui on sait, lui mettra une botte dans le cul, le moment opportun. Vivra verra! Citer
 
 
+2 #1 Sagesse 2012-01-23 03:13 Un grand risque de guerre civile pour ce pays. A éviter à tout prix. Citer
 

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