Que se passe-t-il au juste dans le secteur pétrolier du Togo ? Malgré les démentis apportés par le gouvernement sur la pénurie de carburant, l’essence est de plus en plus une denrée rare au Togo. Durant le weekend, la plupart des stations services ont affiché l’inscription « pas de carburant » devant leur porte et il était difficile de trouver des pompistes à leur poste.
Et comme il fallait s’y attendre, les prix du carburant ne cessent de grimper. Ils se négocient entre 800F CFA le litre voire 1000F CFA contre 500 F CFA, il y a moins de deux semaines chez les vendeurs installés aux abords des routes communément appelés « boudè ». Dans certains cas, certains motocyclistes se sont plaints du refus des vendeurs de « boudè » de leur livrer le carburant.
Beaucoup ont été rattrapés ce matin par le problème de carburant : « Je croyais que le problème de carburant était rentré dans l’ordre. Mais j’ai été surpris ce matin. Avec la réserve de la veille, j’ai pu faire une partie du trajet. Mais arrivé à un endroit, je ne pouvais plus me ravitailler. Pas de mélange dans les stations services. Sur les tables de « boudè », la bouteille indicative de la présence du liquide n’est plus visible. Conséquence, je suis arrivé en retard au boulot ce matin », souligne un fonctionnaire en poste au centre-ville qui se désole de cette situation.
Mais qu’est-ce qui explique cette situation ? Pour les vendeurs du carburant frelaté la levée de la subvention des produits pétroliers par le gouvernement nigérian n’est pas étrangère à cette flambée des prix. « C’est nos fournisseurs ! Dès qu’ils diminueront les prix en gros nous le répercuterons sur nos produits », confie Mensah, vendeur de « boudè » sur le boulevard de la Kara.
Du côté du gouvernement, on dément les rumeurs de rupture de carburant et d’augmentation de prix dans les stations services. Au cours du dernier conseil des ministres, le gouvernement a donné l’assurance que les approvisionnements sont assurés pour plus de trois mois. Malgré cette assurance, les stations services fonctionnent au ralenti et l’on se demande d’où vient alors cette rupture observée. Cette question taraude les esprits des consommateurs depuis quelques jours.
Une certitude : le carburant est devenu aussi rare à Lomé que les yeux du défunt Timonier.
( www.mo5-togo.com )
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